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7 Déc
2009

Promenade dans le vieux Sainte-Rose

Même quarante ans après la fusion des petites municipalités de l’île Jésus, les ex-villages de Laval on gardé leur âme propre. Certainement le plus joli de ces villages, Sainte-Rose a su plus que les autres conserver son charme d’antan.

Autour de la belle église Sainte-Rose-de-Lima, des bâtiments anciens ont été restaurées avec goût. Plusieurs abritent aujourd’hui des boutiques d’antiquités, des ateliers d’artisans du meuble et des restaurants réputés.

L’un des plus importants peintres québécois, Marc-Aurèle Fortin, a peint de nombreuses oeuvres représentant Sainte-Rose. Sur ses tableaux, peint au milieu du XXe siècle, on voit les belles maisons québécoises et les grands arbres du village.

Heureusement pour nous, plusieurs de ces maisons de campagne sont encore debout aujourd’hui et de beaux grands arbres poussent toujours dans le quartier.

Marc-Aurèle Fortin est né dans le quartier, au 326 du boulevard Sainte-Rose pour être précis. Hélas, sa maison natale a été démolie dans les années 1940, soit bien avant la reconnaissance de l’artiste.

Juste à côté, dans la jolie maison blanche au toit rouge situé au 328, est né Clarence Gagnon, un autre grand peintre québécois. Parfaitement entretenue, la  maison est habitée et on ne peut la visiter.

Le célèbre curé Labelle, qui a développé les Laurentides, est né un peu plus loin, au 244 du boulevard Sainte-Rose dans une maison récemment transformée en auberge.

Robert Décarie des Menus Plaisirs dans sa cave à vin

Robert Décary propose plus de 4000 vins à la clientèle de son restaurant Les Menus Plaisirs.

Trois maisons contiguës composent ce que l’on pourrait appeler le complexe Les Menus-Plaisirs.

Les Menus Plaisirs comprennent une petite auberge de 8 chambres et un restaurant ouvert depuis plus de 25 ans, considéré comme une institution à Laval.

Sa cave à vin de 4000 bouteilles et sa salle de dégustation méritent le détour.

Les nostalgiques peuvent passer la nuit dans une chambre de l’auberge aménagée dans la petite maison ou le curé Labelle a vu le jour.

Non, on n’y trouve pas de vieux meubles et de planchers croches, mais plutôt un aménagement neuf de bon goût, incluant un mobilier de bois fabriqué par des artisans locaux, un bain thérapeutique, une télé à écran LCD et un lecteur de DVD.

L’histoire ne dit pas, toutefois, si le fantôme du curé vient tirer les orteils des hôtes dans leur sommeil.

D’autres bonnes tables sont installées sur le boulevard Sainte-Rose. C’est le cas du Saint-Christophe qui est lui aussi digne de mention pour la qualité de sa cuisine.

Pour se sucrer le bec et se réchauffer devant un café, il faut entrer chez Chocolune. On y fait de bons chocolats et des pâtisseries.

On oublie souvent que Sainte-Rose a été, de 1875 à 1950 environ, un haut lieu de la villégiature. En effet, le long de la rivière des Mille-îles, plusieurs plages accueillaient les baigneurs montréalais alors que de grandes salles faisaient danser les villégiateurs au son des orchestres.

Aujourd’hui, on ne se baigne plus dans la rivière, la nature a repris tous ses droits et un parc a été créé. Le Parc de la Rivière-des-Milles-Îles protège maintenant ce fragile écosystème qu’il est agréable de visiter en canot ou en kayak durant l’été et à patins l’hiver venu.

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