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2 Déc
2009

Un demi siècle sur les pentes de ski

Catégories : Portraits

À la retraite, le bonheur est sur les pentes!

On adore l’hiver ou on le déteste. Il semble ne pas y avoir de juste milieu. Alors que bien des gens rêvent du jour où ils s’offriront un condo au soleil ou un voilier sur les mers du sud, d’autres ne rêvent que de neige. Pour eux, l’hiver rime avec plaisir, bien-être et santé.

Une visite au Mont Saint-Sauveur, un beau matin de semaine prouve que le ski alpin est une activité sportive très populaire chez les retraités. En effet, on rencontre de nombreux skieurs au cheveux blancs sur les pentes de cette station des Laurentides comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs.

Pour plusieurs, le rêve de skier le plus souvent possible s’est réaliser lorsqu’ils ont pris leur retraite. Après une vie professionnelle active et après avoir élevé leur famille, ces sportifs retrouvent enfin le temps de pratiquer leur sport préféré.

À 77 ans, Jean Tremblay ski presque tous les jours d'hiver

À 77 ans, Jean Tremblay ski 40 à 50 fois par saison

Jean Tremblay est l’un de ceux là. À 77 ans, ce retraité de Sainte-Adèle fait du ski entre 40 et 50 fois par saison.

Jean a débuté à l’époque des skis de bois et des bottes de cuir. «J’ai été élevé dans Hochelaga, se rappelle t-il. On y voyait que du béton.

C’est en quelques sortes l’appel des grands espaces et le goût de rencontrer des gens qui m’ont motivé à m’adonner au ski».

En 1951, le jeune skieur joint un club, les Francs Amis, avec lequel il entreprend des sorties de ski à la station Le Chantecler.

«C’était vraiment formidable pour le p’tit gars de la ville que j’étais, de partir en autobus avec un groupe d’amis. Ce n’était pas seulement le plaisir d’aller skier qui me motivait, mais aussi la possibilité de m’éloigner de mon quotidien».

En 1956, il se risque au mont Washington. Ce sommet des montagnes Blanches du New-Hampshire est réputé pour experts seulement.

Il faut grimper à pieds avec ses skis sur le dos, les pentes sont très abruptes et les skieurs passent la nuit dans des abris rustiques, partiellement ouverts, à des températures glaciales.

«On couchait dans nos sac de couchages dans un refuge au pied du Tuckerman Ravine de façon à être prêts très tôt le lendemain matin pour entreprendre nos descentes», explique Jean.

Plus tard, son travail l’amène à s’établir à Baie-Comeau où il élève sa famille. «Le ski est alors devenu une activité familiale, se rappelle Jean Tremblay. J’ai inscrit les enfants très jeunes au club de ski du Mont-Tibasse où ils ont développés leur habilités».

Son travail l’a ensuite ramené à Montréal où lui et ses enfants ont adopté les Laurentides comme terrain de jeux.

Septuagénaire heureux, Jean Tremblay s’est offert la retraite qu’il a toujours rêvé d’avoir. Il a fait de magnifiques voyages à Zermatt, La Plagne, Tignes, Avoriaz et plusieurs autres centres de ski de réputation mondiale.

Aujourd’hui, il fait du ski au Mont Saint-Sauveur presque tous les jours où les conditions sont favorables. «S’il fait beau, j’ai des fourmis dans les jambes et je ne peux m’empêcher d’aller dévaler les pentes!»

Ce que cet homme apprécie le plus dans la pratique du ski c’est son accessibilité. «Nous sommes chanceux au Québec, affirme t-il. Nous avons des pentes de ski à quelques dizaines de kilomètres des grandes villes. Les Alpes, sont superbes, bien sûr, mais les habitants des grandes villes européennes doivent conduire des heures pour les rejoindre.

Aussi, le ski est un sport qui se pratique seul et sans avoir à réserver. On n’a qu’à prendre ses skis et à se rendre à la station. On peut skier vingt minutes où toute la journée; c’est comme on veut. En plus le ski est une façon amusante de se garder en forme». Ça, Jean en est la preuve vivante!

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