2
4 Avr
2011

Près d’un million d’oiseaux migrateurs à Baie-du-Febvre

À tous les printemps, un million d’oiseaux migrateurs font escale autour de Baie-du-Febvre. Des oies blanches surtout, mais aussi des bernaches du Canada, différentes espèces de canards, une variété d’oiseaux de proies et des hérons passent par la région, en route vers les territoires de nidification du nord.

Le temps doux aidant, 150 000 oies sont déjà arrivées dans les champs inondés de la rive du lac Saint-Pierre. Gratuit et facile d’accès, le spectacle présenté par Mère Nature est grandiose.

150 000 oies sont déjà arrivées dans les champs inondés de Baie-du-Febvre.

150 000 oies sont déjà arrivées dans les champs inondés de Baie-du-Febvre.

Près du village, principalement le long de la route 132, on peut facilement observer de grandes quantité d’oies blanches posées dans les champs. Confortablement installés au volant de sa voiture, on peut voir les oiseaux de près, souvent à moins d’une dizaine de mètres de distance.

Baie-du-Febvre

Soyez prudents!

Des aires de stationnement sont aménagées le long de la route aux endroits stratégiques.

De petites tours d’observation dominent de grands étangs où se réunissent des milliers de canards.

Aussi, un tunnel d’observation permet aux observateurs et aux photographes de voir les oiseaux d’encore plus près sans les effrayer.

Il faut ne faut pas oublier que ces oiseaux sauvages se trouvent sur des terrains privés et qu’il ne faut pas chercher à s’en approcher en marchant dans les champs.

Mieux vaut garder ses distances de façon à ne pas les faire s’envoler.

Le plus beau moment pour observer les oies blanches c’est très tôt le matin. À l’aurore, des nuées d’oies s’envolent vers les territoires où elles se nourrissent.

De retour au milieu de la matinée, elles se reposent ensuite jusqu’à la fin de l’après midi avant de retourner se nourrir.

Alors que le soleil s’apprête à disparaître, elles reviennent passer la nuit dans les champs près de la route 132.

Pour mieux comprendre ce qui attire un si grand nombre d’oiseaux sur les basses terres du Saint-Laurent, il faut visiter le centre d’interprétation du lac Saint-Pierre.

Installé dans un bâtiment rappellant une école de campagne, le centre présente une mine d’informations sur les crues du lac, sur les terres humides de la région et sur les centaines d’espèces animales qui les fréquentent.

Au rez de chaussée, une exposition interactive et un court vidéo expliquent de façon claire ce qui se passe chaque printemps autour du lac Saint-Pierre. On y apprend, entre autres choses, que les inondations annuelles des rives du lac sont un bienfait pour la nature, même si elles représentent souvent un cauchemar pour les populations riveraines.

À l’étage, des vivariums recréent certains écosystèmes des berges du lac Saint-Pierre. Dans ces habitats miniatures, ont peut découvrir tortues et grenouilles, au grand plaisir des enfants et des grands.

Derrière le bâtiment, une petite volière permet de voir de près quelques espèces d’oiseaux gardées en captivité. Il faut absolument jeter un coup d’oeil au canard branchu, le plus coloré de nos palmipèdes. Une vrai merveille.

En face du centre d’interprétation, de l’autre côté de la route, la grande plaine qui s’étend vers le lac accueille toujours un grand nombre d’oiseaux. Du balcon, on peut apercevoir des milliers d’oies blanches et des bernaches du Canada. Des télescopes sont mis à la disposition du public.

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