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28 Avr
2012

Croisière aérienne sur la Basse-Côte-Nord

L’immense territoire de la moyenne et de la Basse-Côte-Nord n’est pas facile à visiter, les villages passé Natashquan n’étant pas desservis par la route.

Il y a bien un navire qui fait la liaison entre les communautés isolées, mais il ne fait escale qu’un peu plus d’une heure à chaque village, ce qui laisse peu de temps à la découverte.

L’idéal, c’est l’avion. La plupart des aéroports des villages de la Basse-Côte-Nord possèdent les infrastructures nécessaires pour recevoir les « aérotouristes » : transport terrestre ou maritime vers les villages, hébergement aux alentours, etc.

C’est à bord d’un confortable et rapide Pilatus PC-12 que nous entreprenons notre croisière aérotouristique.

À partir de Sept-Îles, il ne nous faut que quelques minutes pour atteindre l’île d’Anticosti.

Le phare de Pointe-Carleton.

Le phare de Pointe-Carleton, sur l’île Anticosti.

Le paysage que nous survolons est étonnant. Des forêts denses, des lacs aux eaux bleues ou vertes, des rivières qui coulent au fond de profonds canyons et de longues plages défilent sous nos ailes.

Nous nous posons à Port-Menier et partons en camion pour une visite terrestre d’Anticosti qui nous emmène voir le joli phare de Pointe-Carleton et la spectaculaire chute Vauréal. Je remarque que les installations de l’île, dont les routes, se sont beaucoup améliorées depuis ma dernière visite, il y une dizaine d’années.

Remontant à bord de notre avion, nous survolons ensuite l’archipel de Mingan. À babord, on reconnaît les îles Quarry, puis Niapiscau et leurs célèbres rochers. Parvenus aux dessus de la rive, nous entreprenons notre descente pour un vol d’observation à basse altitude.

Voir Natashquan du haut des airs nous permet d’admirer un phénomène impossible à distinguer du sol : les formations rocheuses entourant le village décrivent d’immenses cercles concentriques, tels les murs d’une forteresse.

Natashquan, c’est le bout de la route 138. Les villages suivants, Kégaska, La-Romaine, Chevery ne sont plus desservis que par avion et par bateau. La côte sauvage que nous survolons est une succession de baies, d’îles rocheuses et de milliers de lacs, grands et petits, parsemés sur la toundra.

Pour parvenir à notre prochaine escale, il faut se poser à Chevery puis prendre un bateau. C’est que l’île où est situé le village d’Harrington-Harbour ne possède pas de piste d’atterrissage.

Harrington-Harbour, le village de la Côte-Nord où a été tourné la comédie La grande séduction.

Harrington-Harbour, le pittoresque village où a été tourné la comédie La grande séduction.

Harrington-Harbour, c’est le pittoresque village où a été tourné la comédie La grande séduction. Posé sur de grands rochers, le village ne possède pas de rues, donc pas d’auto. Ici, on se déplace à pied ou en quad sur les larges trottoirs de bois qui relient les bâtiments entre eux.

Contrairement à celle de Sainte-Marie-la-Mauderne, le village fictif du film, la population d’Harrington-Harbour n’est pas pauvre. Au contraire, ses habitants vivent très bien, de la pêche surtout, et ils sont fort accueillants. Notre courte visite nous permet d’en apprendre un peu sur la vie de ces sympathiques insulaires.

Nous quittons Chevery. Cette fois nous maintenons une altitude de quelques centaines de pieds seulement et une vitesse de 200 nœuds (400 km/h). À cette altitude, le sol sans arbres défile à toute vitesse, mais à cause de l’absence de points de repères au sol, on ne se rend pas vraiment compte que l’on vole si bas.

La chapelle de l'Île-Providence.

La chapelle de l’Île-Providence

Nous passerons la nuit à l’île Providence. À partir de Tête-à-la-Baleine, il faut une trentaine de minutes pour parvenir à cette île recouverte de mousse et de lichen où ne sont construits que dix-sept maisons, une chapelle et un presbytère transformé en gîte, où nous logerons.

L’île est une vraie carte postale. On croirait que tout a été créé pour le plaisir des photographes. Pourtant, peu de touristes s’y rendent.

Ce sont les gens de Tête-à-la-Baleine qui possèdent et entretiennent pour leur propre plaisir les bâtiments de cette île qui était autrefois un avant-poste d’été, aménagé pour se rapprocher des meilleures pêches.

Au soleil couchant, nous arpentons l’île à l’affût de belles photos pendant que la cuisinière du presbytère prépare le repas.

Au menu : du homard pêché le matin même. Un délice à déguster avant une nuit passée dans cette île où règne le silence parfait.

 

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